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Après une semaine de négociations marathon à Vienne, l’Iran et les grandes puissances du « P5 + 1 » (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni etAllemagne) ne sont pas parvenus à trouver un accord complet sur le programme nucléaire de Téhéran avant la date butoir du lundi 24 novembre.

Les acteurs du dossier ont décidé de se donner un délai supplémentaire de sept mois en prolongeant les négociations jusqu’au 30 juin 2015, a annoncé le ministre des affaires étrangères britannique, Philip Hammond. L’idée d’une extension des négociations, longtemps taboue tant elle est lourde de risques, circulait déjà depuis samedi à Vienne. Mais l’ampleur de ce délai constitue un revers important pour les négociateurs.

INTENSES TRACTATIONS

  1. Hammond a précisé que la négociation entre la République islamique et les grandes puissances se poursuivrait selon les termes de l’accord intérimaire conclu à Genève en novembre 2013.

D’intenses tractations diplomatiques se sont poursuivies jusqu’à lundi matin, mais les chances d’arriver à un compromis semblaient déjà « très minces », selon une source européenne proche du dossier.

Si vous n’avez rien suivi au dossier : Nucléaire iranien : le point sur les négociations

RENDEZ-VOUS HISTORIQUE MANQUÉ

Après dix ans de tentatives infructueuses, les acteurs du dossier fondaient de grands espoirs sur cette semaine de tractations pour parvenir à un accord ouvrant la voie à une normalisation des relations avec l’Iran.

Et, même si de profondes divergences demeurent entre les Iraniens et les Occidentaux, jamais les pourparlers n’avaient semblé si proches du but : pour la première fois, les Américains et les Iraniens avaient une volonté commune d’aboutir et les deux ministres des affaires étrangères respectifs, John Kerry et Mohammad Javad Zarif, sont en bons termes. Un rendez-vous manqué, donc.

Lire : Nucléaire iranien : sept jours pour effacer dix ans d’échecs

DOMMAGES COLLATÉRAUX NOMBREUX

Les risques que comporte la prolongation de ces négociations d’un an sont grands. La course à la bombe atomique dans la région pourrait en effet s’accélérer. L’Arabie saoudite, rival historique de l’Iran, a déjà posé les jalons d’un programme nucléaire civil. Au-delà, c’est toute la lutte contre la prolifération nucléaire qui pourrait s’en retrouver ébranlée.

Et, davantage que la question de la prolifération nucléaire, c’est la marge de manœuvre des présidents américain et iranien qui s’en retrouve considérablement affaiblie. La prolongation des négociations envoie un mauvais signal et renforce le camp des adversaires d’un accord dans les deux pays.

Lire aussi le portrait (abonnés) : Le très diplomate Zarif, au cœur du dossier nucléaire iranien

Alors qu’ils affrontent déjà une forte opposition des adversaires d’un accord dans leurs pays, ils auront le plus grand mal à vendre politiquement la nécessité depoursuivre des discussions qui n’ont pas abouti après une année de tractations fiévreuses.

Après l’annonce de la prolongation des négociations, le président iranien, Hassan Rohani, a annoncé qu’il s’exprimera lundi soir à la télévision d’Etat.

 


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