viol

L’amalgame entre la militance et la délinquance ont longtemps servi d’échappatoire à ceux-là qui utilisent la violence aveugle comme moyen d’accession au pouvoir.

L’itinéraire des manifestations organisées ces derniers jours est un probant  témoignage de cette tendance anarchique qui traverse les mouvements de contestation ces derniers temps.

L’ombre du chaos plane dans les rues de la Capitale et de certaines villes de province, après chaque mobilisation, se revendiquant pourtant pacifique. Les rues sont jonchées de fatras et transformées en champ de bataille. Les pratiques de ces hommes communément appelés “militants” sont en totale contradiction avec la constitution et les lois de la République.

Loin d’une tentative de discréditer des opposants, c’est un constat. Des pare-brises de véhicules qui volent en éclat, la population qui est terrorisée, constituent une manière désuète de faire de la politique. Ces actes regrettables entravent le processus démocratique et affectent l’image d’Haïti. Il apparaît de plus en plus claire que l’opposition est embarquée dans une bataille anti-progrès qui hypothèque l’avenir du pays.

Ces barbaries  (  jets de pierre,  pneus enflammés dans les rues ) sont en rupture totale avec l’idéal du 7 février 1986, à la base de l’avènement de la démocratie en Haïti.

Les déclarations intempestives des uns et des autres invitant leurs partisans à la violence contre ceux-là qui leurs sont opposés, prouvent que ces militants ou casseurs ne reculeront devant rien pour satisfaire leur désir sans cesse grandissant, de prendre le pouvoir par des moyens détournés.

Aussi, les autorités dans un souci de préserver la société et d’asseoir un véritable état de droit se doivent d’adopter des mesures adéquates à l’encontre de ces artisans du chaos. Le citoyen haïtien doit être libre de vaquer à ses activités sans aucune peur ni de se faire agresser par qui que ce soit sur la base de revendications politiques et de militance désordonnée.

Toutefois, il faut préciser que le pouvoir en place ne peut non plus, pour rétablir un quelconque ordre, se donner une carte blanche pour agir en dehors des prescrits de la loi.est-il tout aussi condamnable le comportement irresponsable affiché par la police qui, au cours de la manifestation du 17 octobre de l’opposition, avait asphyxié des journalistes de gaz lacrymogène.  De ce coté là, le gouvernement doit monter au créneau pour se démarquer de ces dérapages.

 


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